ORACE TV » Entreprises, ne passez pas à côté des CEE pour financer vos actions d’économie d’énergie

L’optimisation énergétique est devenue un enjeu de compétitivité pour les entreprises et nombre d’entre elles mettent en place des actions d’économie d’énergie – ou prévoient de le faire. Installer de l’éclairage LED, remplacer les moteurs les plus anciens par des moteurs à haut rendement, mettre en place des systèmes de récupération de chaleur, isoler des bureaux ou remplacer des vitrages, ou même former des chauffeurs de transport à une conduite économe…

Toutes ces actions peuvent générer des économies à l’entreprise sur la facture d’énergie, mais elles peuvent également être financées en partie grâce au dispositif des Certificats d’Economie d’Energie (CEE) ? Pas assez connus, ou en apparence complexes, ces financements sont encore trop peu souvent utilisés par les entreprises.

Que peut-on retenir de cette web-conférence ?

Depuis 2008, les entreprises peuvent se faire financer tout ou partie d’un investissement générant des économies d’énergie grâce aux CEE (certificats d’économie d’énergie). Le principe : les obligés (fournisseurs d’énergie) sont dans l’obligation d’inciter leurs clients à la mise en place d’actions d’économie d’énergie et le justifient grâce à l’achat de CEE.  Un CEE est un bien meuble et négociable qui matérialise une action d’économie d’énergie réalisée. Les entreprises souhaitant valoriser leurs actions d’économie d’énergie peuvent donc vendre leurs CEE aux obligés (sous réserve de respecter une procédure, en particulier d’en faire la demande, sur la base d’un devis, AVANT le début de la réalisation des travaux). Certains travaux rentrent dans un cadre standardisé (fiches décrivant les travaux éligibles et la formule de calcul des CEE). Les travaux ne faisant pas l’objet d’une fiche standardisée peuvent également bénéficier de CEE sous réserve d’un montage spécifique et de la justification des économies qui seront réellement réalisées.

Le cours des CEE a chuté, et les prix sont moins incitatifs à la mise en place d’actions qu’il y a un an. Toutefois, lorsque les travaux sont d’ores et déjà prévus, il serait dommage pour l’entreprise de passer à côté de la rémunération des CEE. Certaines actions standardisées restent encore très intéressantes. Parmi elles on peut citer :

 

  • La mise en place de variation électronique de vitesse sur moteur asynchrone,
  • La récupération de chaleur sur groupe froid,
  • En chaufferie : l’isolation des points singuliers et le traitement d’eau par osmose inverse,
  • La mise en place de déstratificateur d’air
  • La récupération de chaleur sur compresseur

ORACE réfléchit actuellement à une solution d’accompagnement de ses adhérents pour leur simplifier l’accès aux CEE. Nous espérons pouvoir vous en annoncer le principe prochainement.

Un grand merci à Benoit NICOLET, de CERTINERGY pour avoir accepté de partager son expertise avec nous.